Retour sur la migration des aloses et des lamproies marines en 2018

Publié le 2 Août 2018 dans Actualités
Retour sur la migration des aloses et des lamproies marines en 2018

En Bretagne, les premières aloses et lamproies marines arrivent dès le mois de mars et les arrivées de géniteurs s'étendent jusqu'à juillet avec un pic entre avril et mai. La migration, dépendante des conditions hydro-climatiques, est plus ou moins précoce selon les cours d'eau. A titre d'exemple, les remontées d'aloses commencent à partir de mars-avril sur l'Aulne et la Vilaine mais seulement à partir de mai sur l'Elorn, le Gouët ou le Trieux.

 

Les aloses se reproduisent entre mai et juin. Les alosons resteront grandir quelques mois en eau douce et repartiront en mer dès la fin de l'été et en automne. Les lamproies marines frayent entre juin et juillet. Les larves resteront enfouies dans le sédiment pendant 4 à 5 ans avant de regagner la mer.

En 2018, les remontées d'aloses sont en forte hausse...

Arrivées début avril, les aloses ont été plus nombreuses que les années précédentes sur l'Aulne et la Vilaine comme en témoignent les effectifs comptés aux stations de contrôle des poissons migrateurs.

Malgré cela, la migration d'aloses demeure mauvaise sur l'Aulne et l'Elorn en 2018. En effet, les effectifs représentent seulement 20% du maximum connu (6 693 à Châteaulin et 508 à Kerhamon). Sur la Vilaine, les remontées sont considérées comme moyennes ; les mesures de gestion de la pêche en aval du barrage d'Arzal prises depuis 2016 semblent contribuer à l'augmentation du nombre d'aloses comptabilisées (diminution du taux d'exploitation par pêche).

La situation des populations d'aloses évolue différemment sur les autres bassins de la façade atlantique et de la Manche :

  • Sur les Gaves, la Nive et la Nivelle : les effectifs sont en forte hausse mais restent faibles,
  • Sur la Garonne et la Dordogne : les effectifs sont en forte baisse par rapport à la moyenne des cinq dernières années et restent à des niveaux extrêmement bas par rapport au maximum connu,
  • Sur le bassin de la Loire et la Charente :  les effectifs sont en baisse voire en forte baisse par rapport à la moyenne des cinq dernières années et restent à des niveaux extrêmement bas par rapport au maximum connu,
  • Sur l'Orne et la Vire : les effectifs sont en forte baisse par rapport à la moyenne des cinq dernières années et sont à des niveaux bas. 

Pour en savoir plus sur les aloses

 ... et les lamproies marines ont encore boudé les cours d'eau bretons

La migration des lamproies marines a été faible en Bretagne en 2018. Les arrivées de géniteurs sont largement en-dessous de la moyenne des 5 dernières années, que ce soit sur le bassin de l'Aulne ou celui de la Vilaine.

L'effondrement des effectifs de lamproies marines n'est pas isolé à la Bretagne. En effet, ce phénomène est observé sur l'ensemble des bassins de la façade atlantique et de la Manche équipés d'une station de comptage.

 

Pour en savoir plus sur les lamproies marines