Retour sur la migration des aloses et des lamproies marines en 2017

Publié le 19 Septembre 2017 dans Actualités
Retour sur la migration des aloses et des lamproies marines en 2017

Les premières aloses et lamproies marines arrivent dès mars et les arrivées de géniteurs s'étendent jusqu'à juillet avec un pic entre avril et mai. La migration, dépendante des conditions hydro-climatiques, est plus ou poins précoce selon les cours d'eau. A titre d'exemple, les remontées d'aloses commencent à partir de mars-avril sur l'Aulne et la Vilaine et uniquement à partir de mai sur l'Elorn, le Gouët ou le Trieux.

 

Les aloses se reproduisent entre mai et juin. Les alosons resteront grandir quelques mois en eau douce et repartiront en mer dès la fin de l'été et en automne. Les Lamproies marines frayent entre juin et juillet. Les larves resteront enfouies dans le sédiment pendant 4 à 5 ans avant de regagner la mer.

En 2017, les aloses n'ont pas été au rendez-vous...

Arrivées mi-mars, les aloses ont été moins nombreuses que les années précédentes sur les cours d'eau bretons comme en témoignent les effectifs comptés aux stations de contrôle des poissons migrateurs. Sur la Vilaine, les mesures de gestion de la pêche en aval du barrage d'Arzal prises depuis 2016 semblent contribuer à l'augmentation du nombre d'aloses comptées (diminution du taux d'exploitation par pêche).

  

 

La situation des populations d'aloses évolue différemment sur les autres bassins de la façade atlantique et de la Manche :

  • Sur la Garonne et la Dordogne et les Gaves : les effectifs sont stables voire en lègère augmentation par rapport à la moyenne des cinq dernières années mais restent à des niveaux extrèmement bas par rapport au maximum connu,
  • Sur le bassin de la Loire et la Charente :  les effectifs sont en baisse par rapport à la moyenne des cinq dernières années et restent à des niveaux extrèmement bas par rapport au maximum connu,
  • Sur l'Orne et la Vire : les effectifs sont stables voire en légère augmentation par rapport à la moyenne des cinq dernières années et sont, sur l'Orne, le maximum dénombré depuis la mise en service de la station de comptage. 

Pour en savoir plus sur les aloses

 ... et les lamproies marines ont boudé les cours d'eau bretons

La migration des lamproies marines a été faible en Bretagne en 2017. Les arrivées de géniteurs sont largement en-dessous de la moyenne des 5 dernières années, que ce soit sur le bassin de l'Aulne ou celui de la Vilaine.

 

 

L'effondrement des effectifs de lamproies marines n'est pas isolé à la Bretagne : ce phénomène est observé sur l'ensemble des bassins de la façade atlantique et de la Manche équipé d'une station de comptage.

 

Pour en savoir plus sur les lamproies